La Maison Josefa entre dans son temps de rénovation et d’embellissement. Merci à toutes celles et à tous ceux qui, depuis 2012, ont soutenu la Fondation Josefa. Merci aux entreprises ou aux personnes morales ou physiques qui souhaiteraient soutenir l’aménagement de la Maison Josefa, afin que nos migrations à nous, tous migrants, puissent contribuer à donner davantage de sens à nos sociétés. Pour toute information :

La Fondation Josefa vous convie au concert du Duo Szabadsag le 28 avril 2018 à 20h.

A Nous Tous Migrants, bienvenue à la Maison Josefa

Aujourd’hui, l'Europe vit une situation interpelante avec des centaines de milliers d’exilés à ses portes ou en son sein. Certes, ces personnes sont ou seront prises en charge, d’une manière ou d’une autre, mais les États européens ne sont pas vraiment préparés, l’Europe n’est pas préparée, ni matériellement au partage, ni mentalement à faire mémoire…

La Fondation Josefa met à disposition l’espace culturel de la Maison Josefa.

Pour toute proposition de création d’évènements à la Maison Josefa, merci de bien vouloir prendre contact :

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A cette question, il ne s’agit aucunement de répondre à la place d’autrui, à votre place. Et, c’est bien là le défi que tente de relever Josefa depuis plusieurs années.

Eviter de penser à la place d’autrui, vaste challenge « politique » ; mais, en même temps, pas si inaccessible que cela si la question « moi, migrant ? » se laisse approprier par chacun, par « moi », avant de vouloir la poser en portant son regard sur autrui sans passer par soi. Les « migrants », les « réfugiés, les « demandeurs d’asile », les…, les… ; et moi, dans tout cela, moi, suis-je migrant ? Identités, appartenances, catégories, tout y passe.

En fait, la question est révolutionnairement simple : « n’en suis-je pas, moi aussi de cette migration que tout homme est appelé à vivre ? Migrant n’est alors plus un attribut, migrer n’est plus un droit ; mais, beaucoup plus radicalement, migrant se rattache à ma condition humaine : migrer constitue mon « humanité ».

Bien sûr, il s’agit alors de ne pas tout mélanger au risque d’une irrespectueuse confusion. Il y a des migrations (spatiales, temporelles, intellectuelles, spirituelles) qui apparaissent ou sont vécues sous la contrainte ; d’autres semblent plus libres ; mais la plupart expriment, dans leur authenticité, une mise en vulnérabilité.

Il n’en reste pas moins que, pour Josefa, il s’agit de ne pas se contenter de regarder passer le train de l’histoire et de ses exils, mais, contraint ou libre, d’en être, car, inéluctablement, j’en suis, singulièrement, particulièrement, ou, tout simplement, humainement.

Moi, migrant ? A vous, à nous, à chacun, d’oser la question.

Gilbert

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