Regard migrant

« Tous migrants, et moi ? » « Et moi, migrant ? » Josefa par le regard et la voix de Gilbert, co-fondateur de la Fondation Josefa.

Pour en parler :  

La Fondation Josefa et l’Academia Josefa nous souhaitent une joyeuse transition vers 2020.

Pour partager autour de nos migrations : 

Une proposition personnalisée s’exprimant ainsi :

Tous migrants.

Nos migrations sont fondement et clé de voute de notre humanité : hier, aujourd’hui et demain, nous avons été, nous sommes et nous serons, toujours, tous migrants.

Car, l'être-humain est par nature un être-migrant.

Nos migrations sont à entendre selon une approche globale : physique, psycho-intellectuelle et spirituelle ; sans les réduire aux seules dimensions spatio-temporelles ou climatiques, ni les limiter à une intégration socio-économique. Dès lors, sans catégorisation discriminante : « les migrants ».

Chaque être humain est unique et, corrélativement, chaque migration est unique.

Nos migrations touchent tout être humain et tout l'être humain.

Être-migrant est constitutif de notre Humanité.

Au moment du Global Forum on Migration and Development et du Global Compact for Migration, au Maroc, Josefa dévoile au monde sa vision unique : « Tous Migrants ».

Après la Chancelière Angela Merkel, après le Président Emmanuel Macron, après le Palais Royal à Bruxelles, après le Pape François, c’est maintenant vers le Roi Mohammed VI du Maroc que Josefa se tourne afin de tenter d’insuffler un souffle nouveau sur nos migrations.

Pour toute information :

A l’heure où la question « migratoire » continue d’animer les chaumières politiciennes, en Europe, en particulier, et que, en route vers le Maroc, le Global Compact for Migration poursuit ses préparatifs, il semble que, chaque jour qui passe, la « migration » s’en trouve davantage « sacralisée »...

En effet, c’est comme si chacun s’aventurait à vouloir porter un avis sur « la question » et, en même temps, sans en atteindre véritablement le cœur.

Certes, certains d’entre nous, hier, aujourd’hui et demain, font l’expérience d’une migration dite « forcée », de l’exil, dans lesquels la liberté est bien mise à mal ; certes, certains d’entre nous semblent avoir ou se donner une autorité pour « en » parler, mais, au final, qui, mieux que moi, peut parler de mon itinéraire, de ma migration ?

De fait, ne suis-je pas né migrant, fruit d’une migration qui m’a précédé jusqu’au jour de ma naissance ? Entré dans une histoire d’humanité où mon parcours, ma vie, ne seront que « migration ».

Dès lors, toi comme moi, à des degrés singulièrement différenciés, nous expérimentons le fait, la réalité d’être né comme tel : migrant.

Et, d’ailleurs, radicalement, trop souvent tragiquement, nos migrations réalisent notre naissance comme telle.

Alors, sans plus attendre, sans explication académique ou politicienne, saurai-je m’accorder à notre condition migrante, la tienne, la mienne, sans excès d’hospitalité, mais simplement me reconnaissant, comme toi, né comme tel.

Gilbert

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